… prenez le temps de grimper jusqu’au Lac de Tanay dans le Valais.
Au dessus de Vouvry, remontez jusqu’a Le Flon, vous crapahutez le long du sentier pedestre escarpé pour atteindre le lac en quelques 45mns.
Arretez vous pour prendre une bière chez Nicole Niquille, et observez vos possibilité de marche depuis ce point.
Le Grammont s’offre a vous si vous avez le temps. Dans mon cas, ce fut l’Alamon, qui surplombe Vouvry et donne un joli point de vue sur tout l’est du lac Léman.
L’ascencion est aisé et prend seulement 1h30 environ, il suffit de suivre le chemin en direction du grammont et de tourner a droite passé la fermette sur le chemin, en s’assurant de ne pas s’aventurer hors du sentier battue sous peine de devoir essayer de le retrouver ensuite une fois la pente devenu abrupte.
Au sommet (1900m), le point de vue est fort joli, vous degainez donc votre téléphone portable K850 afin d’éprouver les 5Mpx de sa caméra intégrée:
A droite toute la partie Ouest du Valais jusqu’a Monthey environ
Au centre, le Rhône
A gauche, L’est du lac léman, et une partie du Canton de Vaud, le Rhône est visible.
La redescente s’annonce soit sage et plaisante par le même chemin que vous avez suivi, soit Rock n’ Roll par un sentier de chèvre où les pierres se delitent sous vos pieds, vous êtes jeune et n’avez pas souvent l’occasion de risquer de vous casser une jambe en Montagne, vous choisissez la deuxième option.
Après deux heures de marche prudente, vous parvennez à la petite ferme visible sur votre gauche depuis le haut de l’Alamon. Deux chemins s’offrent à vous:
-Une redescente lente en direction des évouettes, qui vous assure non seulement quelques heures de marche pour y parvenir mais aussi une certaine distance à couvrir en stop jusqu’à votre lieu d’acceuil
-Une redescente rapide par un sentier pédestre en direction du pré dessus et de Bouveret, d’où le retour en stop sera chose aisée.
Comme la nuit tombe, vous prennez le sentier pédestre, quoi de meilleur pour la santé qu’une balade sur un sentier escarpé en pleine forêt au crépuscule.En chemin, vous réalisez qu’un éboulement a eu lieu durant la journée, coupant l’étroit passage en plusieurs endroits. Après une tentative infructueuse de traverser un éboulement, où vous manquez de vous casser la jambe, vous decidez de rebrousser chemin, et d’entamer une longue redescente en direction des évouettes. La nuit tombe vraiment maintenant et vous marchez dans le noir, heureusement le fils du fermier passe par là et sera content de vous prendre en stop pour vous reconduire a votre refuge.
Une fois là bas, fatigué, vous prennez le temps de regarder autour de vous et de vous dire que c’est un beau pays, tout de même, que celui où l’on peut laisser des boîtes de cartouches et trois fusils d’assauts contre le mur de son salon sans être ennuyée par un quelquonque totalitaire post-moderne empècheur de tourner en rond, de gauche à droite K31, K11, et Sig550 :
Vous vous dites que la Suisse est un petit pays aux paysages superbes, aux gens acceuillants et où certaines liberté élémentaire autrefois acquises ailleurs n’ont pas disparu ici, voilà peut être un dernier refuge. Vous preparez votre installation souhaité, tout en espèrant pouvoir vous mettre à la chasse, la pêche, le tir à la carabine et autres occupations qui sont impratiquables là ou vous vivez à présent. Ces pensées plein la tête vous faîtes de beaux rêves épuisés d’une longue marche mais satisfait d’une journée bien occupée.





juin 27, 2008 à 10:35
Jolie balade. Ce serait amusant que suite à des choix individuels on se retrouve tous dans le coin.
> “Comme la nuit tombe, vous prennez le sentier pédestre, quoi de meilleur pour la santé qu’une balade sur un sentier escarpé en pleine forêt au crépuscule.”
Par contre ça c’est vraiment pas à faire. A moins d’avoir au minimum une frontale, un poncho-abri, une petite polaire, et être prêt au pire à passer une nuit exécrable.
Plusieurs randonneurs sont morts de froid en juin l’année dernière sur le GR20 (Corse) d’être impréparés. Dans ce cas, t’aurais pu descendre plus avant, trouver un obstacle infranchissable, et te retrouver incapable de remonter dans l’obscurité. Il faut pas grand chose pour passer de la jolie balade au scénario catastrophe.
juillet 16, 2008 à 5:11
Ce serait pas mal effectivement de s’y retrouver.
Sinon, oui, j’admets que ce fut un peu casse cou, j’éxagère légèrement dans ma description, mais j’ai du rebrousser chemin suite à une belle frayeur qui aurait pu très mal tourner, la nuit tombante n’aidant pas.
ça restera un bon souvenir quand même.
juillet 28, 2008 à 6:01
Excellent! Je ne savais pas que tu (re)bloggais. Jolies photos et récit.