Our problem is democracy. Democracy is a dangerous, malignant form of government which tends to degenerate, sometimes slowly and sometimes with shocking, gut-wrenching speed, into tyranny and chaos. You’ve been taught to worship democracy. This is because you are ruled by democracy. If you were ruled by the Slime Beast of Vega, you would worship the Slime Beast of Vega. (A more earthly comparison is Communism or “people’s democracy,” whose claim to be a more advanced form of its Western cousin was perfectly accurate – if we mean “advanced” in the sense of, say, “advanced leukemia.”)
Unqualified Reservations, OLXIV (Rules for Reactionaries)
Archive pour juillet, 2008
Mencius Moldbug on Democracy
juillet 25, 2008Le Corporate Training dont vous mouriez d’envie
juillet 22, 2008Via Business Pundit linking to the FT:
South Korean workers are being sent on “well-dying” courses to
encourage them to assess their priorities in life and as a suicide
prevention measure. The country has the highest rate of self-inflicted
death in the developed world, with 24.7 cases per 100,000 people.
Samsung Electronics and Hyundai Motor are among companies that have
booked “fake funerals” for their employees.Participants sit at candlelit desks and are told to write their last will and testament.
Attendees are prompted by questions such as: “If you died today, what
would you tell your family”? Many of those in the room become emotional
as they read out their wills.Before they are “buried”, participants are asked to pose for their funeral portrait. Participants (then) enter a “death experience room” where they choose a coffin and put on a “death robe.”
Course members get into their coffins and a flower is laid on each
person’s chest. Funeral attendants place a lid on the coffin and dirt
is thrown on the casket.
Si ça peut sauver des vies, pourquoi pas, mais c’est tout de même très particulier.
Edit: Une remarque qui ne m’était pas venue à l’esprit sur le coup. Le fait que de grosses compagnies soient prêtes à investir dans ce genre de stage montre bien que la réthorique selon laquelle les individus sont interchangeables et sans importance aux yeux du Capitalisme ne tient pas debout. Même en se plaçant d’un point de vue purement cynique, de toutes évidences, le suicide d’un employé entraine la perte d’un investissement considérable, en plus de démoraliser l’equipe où opérait le suicidé, le tout ayant pour conséquence une perte de productivité. Ce qu’il faut craindre, et ceci semble être un prémice a cela, c’est que les employeurs s’implique de plus en plus dans la vie de leurs employées, ces derniers représentant un investissement considérable (dans le contexte d’un monde ou l’expertise téchnologique est toujours repoussé, nous entrons dans une économie de la connaissance, en fait nous y sommes déjà d’une certaine façon). Dans une perspective dystopique, on peut très bien imaginer un enfer bienveillant où votre employeur fourni le logement, les soins particuliers, le divertissement pour lutter contre la déprime etc…
Tropa De Elite arrive en Europe
juillet 21, 2008Ce film brésilien ultraviolent sur les escadron d’élite supposément incorruptible chargé d’éliminer les reseaux de trafiquants de drogues dans les favelas de Rio de Janeiro va faire jazzer dans les chaumières :
ELITE SQUAD (TROPA DE ELITE) is an intense and astonishing look at Rio de Janeiro’s notorious favelas, the volatile slums on the edge of the city. The film is set in 1997 and presents an intimate look at the city’s vast and intricate web of corruption.
Drug trafficking militias have virtual control within the favelas while the police run their criminal enterprises outside. The elite BOPE force (State Police Special Operations Battalion) combats drug trafficking –keeping order has its price though and their actions make it difficult to distinguish right from wrong and justice from revenge.
BOPE Captain Nascimento (Wagner Moura) is facing a crisis: in addition to the pressures of fighting within war zones, the Captain must find and train his own replacement so he can escape the day to day violence and be close to his wife who is about to give birth to their first child.
Two of the force’s newest recruits, Neto (Caio Junqueira) and Matias (André Ramiro), are childhood friends: one is quick on the trigger to maintain order and the other refuses to compromise his ideals. Together they are the perfect replacement. Alone they may not have what it takes to survive.
Directed by José Padilha, (BUS 174), and written by Padilha, Academy Award® nominated writer Bráulio Mantovani (CITY OF GOD) and Rodrigo Pimentel, comes the controversial film ELITE SQUAD (TROPA DE ELITE). It is based on accounts from Pimentel’s 19 years as a military police officer and BOPE Captain.
Le film traite le sujet intelligemment, et à l’avantage de ne pas poser les questions bêtement en blamant “la société”, “la misère”… au contraire, c’est l’élite blanche hypocrite et bien pensante, consommatrice de drogue, qui est pointé du doigt.
Je ne peux dire si Padilha est de droite mais son film brutalement honnête, et qui a d’ailleurs bien mérité son Ours D’or au festival du film de Berlin est une bouffée d’air. Schizodoxe avait déjà abordé le sujet l’année dernière.
Uncitizen of Cordicopolis
juillet 21, 2008La Légion pour un divorce
juillet 20, 2008Via Ash:
«Je crois qu’il (Nicolas Sarkozy, ndlr) a apprécié que je n’en parle pas. Et Dieu sait si les journalistes m’ont sollicitée.» Et d’ajouter que sa Légion d’honneur lui fait «très plaisir», «parce que cela couronne des années de service public».
Corrosion of Conformity – Stone Breaker
juillet 20, 2008Un ami m’a fait découvrir récemment:
COC mélange des éléments de Stoner Rock des 70’s avec du métal classique, ce qui mêne à un son lourd et une ambiance psychédélique.
C’mon England!
juillet 17, 2008Enoch sortit de chez lui, et prit la direction du centre ville. Trois adolescents mangeaient du poulet frit qu’ils sortaient des mêmes petites boites de carton rouge et jaune qui jonchaient le trottoir de sa rue, tous les trottoirs de toutes les rues de ce pays. A la terrasse le pub miteux servant d’assommoir à la white trash locale, deux jeunes hommes aux sweat-shirts fort sales depensaient leur pension d’handicape (disability allowance) en bière. Une cigarette (“Smoking Kills”) plus tard, il etait déjà au passage piéton couvert de graffitis obscène qui surplombait la ligne de chemin de fer vers les petites gares à l’est. Un jeune blanc en marcel bariolé au couleur d’une équipe de basketball américaine passa à ses cotés, reniflant nerveusement tout en se grattant la peau. Enoch continua son chemin pour parvenir au centre de la petite ville, il déposa un chèque à la petite banque qui faisait l’angle entre une rue residentielle et l’avenue principale ou déferlait une cohorte d’individus de toutes couleurs et origines. Un Africain interpellait un autre à travers la rue en baragouinant un sabir qui laissa Enoch froid, les deux semblaient pourtant bien rire.
Il prit la direction du centre commercial et entra dans une bijouterie où une blonde décolorée avec une queue de cheval tendue à l’extrème de façon à tirer la peau de son visage en gommant les rides, un facelift gratuit en quelque sorte, lui indiqua que pour changer la pile de sa montre, il devrait s’adresser au tailleur de clé un peu plus loin. En route, le regard d’Enoch croisa celui d’une noire obèse à l’air patibulaire qui, vêtue d’un short et d’un T-shirt blanc et assis sur la chaise surélevée d’un salon d’esthètique, machait aggressivement les chips qu’elle sortait à pleine poignée d’un emballage multicolore.
Le tailleur de clé pouvait changer sa batterie, il s’executait rapidement et de manière experte, ses doigts sales et boudinés se promenant entre plan de travail et petit tiroir plastifié regorgeant de moults petites batteries. A son tablier particulièrement sale, un badge etait apposé où le nom de Micheal figurait en grand caractère, probablement du Helvetica Bold. Enoch se posa la question de savoir si le nom de l’employé si occupé à changer la pile de sa Swatch Irony etait réelement Micheal, ce qui pourrait indiquer des parents analphabète qui l’auraient enregistrés ainsi à la naissance, ou bien une origine étrangère quelquonque, ce que semblait démentir l’accent bien local et l’aspect bonhomme et rond du tailleur de clé, typique de la working class rendue grasse par une hygiène de vie médiocre. Non, il était plus probable qu’il ait s’agit d’une erreur de frappe banale lors de la rédaction du badge, et que l’employé lui même n’en avait rien eu à foutre de porter un badge représentant son nom avec une mauvaise orthographe, peut être ne s’en était il même pas rendu compte. Enoch ne fit rien remarquer, au fond c’etait sans importance et faire remarquer quelque chose d’aussi flagrant serait sans effet bénéfique, au pire l’employé se facherait, le badge ne changerait pas de toutes façons.
Après avoir déboursé une somme conséquente pour une si petite pile, il prit la direction du Lidl. Une fois là bas, il se saisit des quelques aliments dont il avait besoin, puis se mit dans la file derrière une petite noire à forte poitrine dont les cheveux crêpus etait liés en petites tresses sur le coté gauche, lisses sur le côté droit et en touffe sur le dessus. Le caissier d’une origine improbable interpellait bruyamment son collègue, l’enjoignant à venir l’aider à la tache.
Sur le chemin du retour, Enoch passa ce qui semblait être une peugeot 206 bleu metallique, visiblement tunée et dont l’avant gauche avait dû percuter un autre véhicule. Y figurait sur la fenêtre arrière un autocollant au couleur du drapeau Anglais où le slogan “C’mon England!” apparaissait en grands caractères.
Operation Flashpoint 2, c’est pour bientôt
juillet 17, 2008Operation Flashpoint, la célèbre simulation militaire m’avait beaucoup plus. Son extension pack Resistance, l’aspect tactique dominant, le réalisme et surtout la possibilité de modifier et étendre le jeu a l’extrème grace aux mods et autres patchs fournis par la communauté des joueurs ont contribués considérablement à son succès . Il s’agissait d’un produit Tchèque, emergeant de Bohemia Studios, et distribué par Codemasters. Suite à un litige quant au nom du produit, la suite officielle de OFP, c’est à dire OFP2, sera un produit Codemasters, tandis que la suite non officielle, Armed Assault est sortie il y a plus d’un an déjà.
Codemasters a donc rendu publique le premier trailer de cette suite, destiné à la vente en 2009, c’est quasiment du cinéma:
Je ne sais pas si le gameplay sera comparable à ça d’un point de vue esthètique, mais il faut bien admettre que ça en jette, bien que l’on a maintenant viré les cocos et les a remplacé par les bol-de-riz.
Attendons de voir ce que ça donne, un FPS militaire de base ne me plairait pas trop, je dois bien le reconnaître.

La France est en eux- Plusqu’en moi
juillet 25, 2008J’ai quitté la france Il y a un peu moins de 10 ans, et presque à chaque fois que j’observe l’évolution des choses, je me rend compte que je n’ai plus rien a voir avec ce pays. ça peut paraître bête de le dire mais j’ai plus en commun avec un Tchèque ou un Polonais, ou même un Sud-Américain blanc qu’avec les habitants de ce pays, quelque soit leur couleur et origine. Je ne me reconnais pas dans les Mohammed, Jeniffer et Kevin qui peuplent ce pays. Bien sûr, j’ai toujours la nationalité Française, mais qu’est-ce que cela représente à l’heure où à peu près n’importe qui peut l’obtenir.
Pour moi, la France, ce n’est pas les descendants d’Averroès et Césaire, je n’y peux rien, c’est ainsi, La France, à mes yeux, c’est 1500 d’histoire, Clovis, Charlemagne, Louis IX, Philippe Le Bel, Louis XIV, La Révolution Française, la Chouannerie, Alexandre Dumas, Napoléon et tant d’autres…
Pour eux, rappeler que la France est une vieille nation est tout d’abord une insulte, il leur est absolument insupportable de penser qu’il y avait quelque chose de tangible, et qui a traversé les siècles jusqu’a nous, et qui constitue un patrimoine que nous avons le devoir de conserver.
Pour eux l’histoire de France commence au mieux au 19ème siècle, avec la colonisation, le péché originel dont tout découle, puis les tirailleurs Sénégalais, Indigènes de la République, reconstruction de l’après guerre… par le biais du révisionisme historique (et oui, les statistiques ne mentent pas, elles, du moins, pas d’elles mêmes), il s’agit de s’approprier un pan de l’histoire.
On peut très bien comprendre le besoin d’avoir une pierre d’assise à sa propre histoire, et pour l’immigrant, il est beaucoup plus valorisant d’affirmer que ses “ancêtres” ont “délivrés” la France, plutôt que de reconnaître que ses propres origines sont celles d’habitant d’états barbares, soumis à l’empire Ottoman et dont la principale activité économique était la piraterie et le trafique d’esclave.
Cela dit, ce passé réécrit n’existe pas seulement dans cette sphère, l’objectif principal n’est pas de redorer un blason terne, mais bien de saper les fondations d’un peuple, faire table rase pour instiguer un nouveau projet de société. Et quelle meilleure façon de le faire qu’en enlevant à la France son caractère historique, ses 1500 ans d’histoire, pour n’en faire plus qu’une nation de valeurs : anticolonialisme, combat ouvrier et compagnie…
Ainsi, on a une France castrée, une France sommée de se mettre au diapason de l’idéologue qui fait le plus de bruit. Le tout dans une perspective visant à créer un pays plus équitable pour “les jeunes de banlieues” (au fait ils en ont pas marre, les JdB de se faire manipuler depuis bientot 30 ans?), un pays ou tout serait égal, surtout l’histoire de nos ancêtres, chacun méritant respect et déférence. Le but a moyen terme étant de mettre côte à côte et sans heurts un petit noir “descendant des tirailleurs sénégalais et Césaire”, un petit arabe “descendant d’Averroès et l’Islam des Lumières” et un petit français “descendant de Voltaire et du combat ouvrier”.
Et on n’est pas surpris de voir qu’encore une fois c’est la gauche qui s’approprie l’initiative d’implémenter ce “projet de société” en suscitant ce type de courant.
Le problème, c’est que ça n’est ni plus ni moins que du constructivisme, de la falsification et une réécriture de l’Histoire. La seule façon d’intégrer qui ait fonctionné par le passé n’était pas de valoriser le passé de telle ou telle minorité, ceci étant un exercice solitaire qui n’a de valeur que s’il est entrepris par l’individu en quête de ses propres origines, mais bien de fournir à l’individu un corpus central, commun, dans lequel le nouvel arrivant aurait le devoir de s’inscrire. C’est aujourd’hui tout le contraire qui a lieu, et les véléités identitaires qu’elles soient africaines, arabes ou européenes deviennent l’alternative à la vision idéologique d’une société équilibrée que l’on nous sert à toutes les sauces.
Sur ce terreau infertile, rien ne poussera, le projet finira par sauter à la figure des ingénieurs sociaux qui en sont les architectes et les mêmes qui appellent aujourd’hui les JdB à voter car “la France est en eux”, appelleront demain l’armée à patrouiller les rues de leurs petites communes mises à feu et à sang dans les émeutes raciales, comme ils l’ont déjà fait en Novembre 2005.
En Bref, ça donne ça (Via Paul Debedeux):
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