Mais p****n, remonte j’te dis!

Even incredulity becomes a creed – Deogolwulf
Mais p****n, remonte j’te dis!

José Ortega Y Gasset, est à considérer parmis les intellectuels les plus pénétrants du 20eme siècle:
The whole of Europe, lately, has been
suffering a serious lowering of the stand-
ards of courtesy and civility; in Spain, we
have reached the ultimate in discourtesy.
Whenever anyone invites us to embrace a
plebeian attitude, our valetudinarian race
finds itself flattered, precisely in the way
that an invalid feels grateful to be allowed
to stretch out at full length. The plebeian
tone, triumphant in the world, tyrannizes
in Spain. Any tyranny being insufferable,
we must prepare the revolution against ple-
beianism, the most insulting of despotisms.
For the ascendancy of this dismaying
regime, we have the triumph of pure de-
mocracy to thank. Under the shadow of this
noble idea, there has sprouted in the public
conscience a perverse preference for every-
thing low.
…
During my own
lifetime, I have seen the conquest of the
upper classes by low manners: mine has
not been the best age in which to live. Even
before surrendering themselves to the man-
ners and argot of Lavapi6s [“Footwash,” a
dreary proletarian district of Madrid] , aris-
tocratic Spanish circles already had em-
braced characteristics more profoundly
plebeian. Every so-called “democratic” in-
terpretation of a realm of being outside the
domain of public equity becomes fatally plebeian.…
The past may have been organized by superstition, but, when
all is said, at least it was organized.
…
Now here is a standard for distinguish-
ing the line of demarcation between just
democratic opinion and plebeianism. Who-
ever is irritated at the sight of equal men
being treated unequally, but who is not dis-
turbed at seeing men who are unequal be-
ing treated equally-that person is no dem-
ocrat, but a plebeian.
…
The age in which democracy was a
healthy sentiment and an ascendant impulse
is now past. What today is called democ-
racy is much more like a degeneration of
the heart.
…
To Nietzsche we owe the discovery of
the peculiar device which functions in a
decayed public conscience : he called it
ressentiment. When a man feels himself
inferior because he lacks certain qualities
-intelligence, or courage, or elegance-he
attempts by indirection to increase his stat-
ure in his own eyes. He does this by de-
nying the excellence of those qualities in
which he is deficient. As a commentator on
Nietzsche has suggested perceptively, this
is not the case precisely of the fox and the
sour grapes. For the fox did not deny the
value of the ripe fruit-he still thought of
ripeness as a desirable quality in fruit-
but he simply denied that this estimable
quality happened to exist in those particu-
lar grapes which hung unattainable just
above his head.
The resentful man, on the other hand,
goes much further: he hates ripeness, pre-
ferring the sour, the green. A total inver-
sion of values takes place: the superior,
the higher, precisely because it is such,
suffers a capitis diminutio, and in its place
the low is exalted.
…
We live surrounded by people who do
not hold themselves in high esteem, per-
haps with good reason. These people want
the equality of all men to be immediately
and forthwith proclaimed; equality before
the law is not enough for them: they long
for a declaration that all men are equal in
talent, sensibility, refinement, and degree
of feeling. Every day that goes by without
the triumph of this unrealizable leveling is
a cruel day for these resentful creatures,
who feel themselves fatally condemned to
form the moral and intellectual plebs of
our species.
…
And thus it is that journalists, profes-
sors, and politicians without talent compose
the High Command of envy, which, as
Quevedo says, is so skinny and yellow be-
cause it goes about biting but does not eat.
What today we call “public opinion” and
democracy” are little but the purulent
secretion of these spiteful souls.
Via Across Difficult Country : José Ortega Y Gasset – Morbid Democracy
Notes en Vracs
décembre 5, 2008Les derniers mois ont été assez prenant, d’où mon manque d’activité en ces lieux.
Je ne vous présente pas d’excuse pour mon absence.
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J’ai quitté l’Angleterre de façon définitive le 2 octobre 2008, après y avoir vécu 9 ans, 3 mois et 2 semaines. Ce long séjour aura était formateur, tant dans l’acquisition de la maturité qui vient entre l’age de 20 et 30 ans que dans l’observation d’un peuple anglo-saxon avec lequel les français entretiennent une relation d’amour/haine, ce que les anglais réciproque volontiers.
J’aurai vu les conséquences de 8 ans de Blairisme, les bons aspects comme les mauvais. De surcroît, n’ayant jamais fréquenté ni ces “Français à Londres” qui vivent comme des Français à Londres, ni les Anglais à proprement parler, j’ai pu garder un certain recul face au pays dans lequel je vivais, comme pour celui d’où je viens, et peut me targuer d’avoir une lecture assez nettes de l’évolution des situations britanniques et françaises. J’espère conserver à l’avenir cette distance avec les gens, les peuples, les évenements, tout en étant chaleureux vis à vis des personnes avec lesquelles je pourrais éprouver quelques sensibilités. Rien ne me mettrai plus mal à l’aise, pour le moment du moins, que de me sentir partie d’un certain “tous ensemble”, de cette masse qui fait “la politique” , cette mascarade de “démo-cratie” auquel on nous enjoint de faire part: Voter est un devoir. Le totalitarisme, c’est les autres.
Non, restons froid, distant, méfiant, reptilien presque. Nous ne sommes comme eux, Esperons que nous ne le serons jamais.
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De l’Angleterre me manqueront les discussions intelligentes et trop rares avec des personnes upper middle-class d’un age avancé, les journeaux du weekend, particulièrement l’edition du Financial Times, du Times on Sunday et occasionellement le Sunday Telegraph (bien que le FT reste à mes yeux le meilleur journal Européen, toutes catégories confondues), les balades le long de la tamise, et les longues marches à travers Londres, depuis The Tower of London à Mayfair (sachant que le tracé de chaque rue n’a pas changé en 1000 ans, malgré les bombardements du blitz ou le grand feu de Londres), pouvoir m’arrêter dans une rue quelquonque et contempler de superbes exemples d’architecture Victorienne. ça et … pas grand chose d’autre au fond, pour le moment.
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La France est un pays où lors d’une crise économique d’ampleur mondiale, on invite à débattre sur un plateau télé contre Eric Woerth et Jacques Marseille, Olivier Besancennot et un “economiste” journaleux chez Charlie Hebdo.
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La France est un pays où l’on peut à la fois demander à ce que des logements soient mis à la disposition des sans papiers (qu’il faut bien sûr régulariser tout de suite) et déplorer que les loyers en métropole soient hors de prix, les SDF toujours plus nombreux.
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La France est un pays où une sous directrice d’hôtel de 32 ans avec un bon salaire, doit avoir recours à ses parents pour se porter caution afin qu’elle puisse louer un petit studio, après qu’on lui ai fait remarquer à plusieurs autres visites que “vous êtes célibataire, il faudrait vous mettre en couple, vous ne pouvez pas vivre toute seule dans un grand appart comme celui ci”. Certes il faut être solidaire, partager.
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La France est un pays où l’on considère le fait que vous ayez vécu en Amérique et en Grande Bretagne pendant plusieurs années comme suspect. Cela cache certainement une instabilité de caractère. Faire le métier de receptionniste payée au lance-pierre dans un hôtel pendant 15 ans, voilà qui est un gage de dévotion.
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J’ai loué une nouvelle Fiat Punto courant Octobre. Je ne m’étendrai pas sur le véhicule, qui n’est pas mal, mais j’ai trouvé particulièrement agaçant le fait que celles ci se mettent à bipper dès que l’on dépasse les 115km/h. Il est absolument insupportable de devoir supporter ce bruit en plein dépassement par exemple.
Sur la conséquence de la politique Sarkozy quant à la vitesse sur les routes de France : on remarque que les véhicules s’entassent en petites grappes de 5 à 10 véhicules hésitant à se dépasser les uns les autres, sachant qu’ils risquent de perdre entre 1 et 3 points si ils sont saisis au dessus de la limitation de vitesse. On peut fort bien imaginer ce qui peut arriver si un véhicule à l’avant de la grappe envoie un coup de frein brusque. On crééra alors des lois quant au distance entre les véhicules.
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L’Argentine est un pays interessant, avec une population blanche de souche Européene, principalement Catholique, et par conséquent une histoire culturelle interessante. Un bout d’Europe en Amérique, sous le soleil. On comprend mieux pourquoi ce fut de tout temps une destination prisé pour truands ou nazi souhaitant faire profil bas, on peut y vivre presque aussi bien qu’en Europe (Galerie d’art, Bibliothèque, Musée, Théatre, Opéra, Grand Restaurant…) à condition d’avoir un peu de fric et d’être un tantinet malin et/ou bien connecté.
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L’Argentine fonctionne dans un espèce de chaos organisé, rien ne marche mais toutes les combines sont bonnes pour régler votre problême. La banque ne peut pas changer votre argent sans que vous ayez fait la queue et obtenu telle paperasse, allez voir le copain d’un ami qui vous fera un meilleur taux, ne posera pas de questions indiscrète et vous tapera la converse en prime. On peut rêgler à peu près n’importe quel problême de bureaucratie en sachant qui corrompre ou en blamant l’incompétence de l’administration. Ce n’est pas efficace, ou “juste”, certes mais ça marche.
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La grande différence entre le flic Argentin qui vous extorque de 100 pesos pour une raison bidon et le flic Français qui vous extorque de €90 parce que vous rouliez 7km/h au dessus de la limitation de vitesse réside dans le fait que le premier est un escroc qui est conscient de faire quelques choses de mal, si c’est un bon catholique il ira se confesser, le second par contre est convaincu de faire un métier honorable, et qu’appliquer une loi ridicule sans distinction est tout à fait justifié, il est gardien de la paix et de l’ordre.
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Tags: Décrépitude