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Notes en Vracs

décembre 5, 2008

Les derniers mois ont été assez prenant, d’où mon manque d’activité en ces lieux.

Je ne vous présente pas d’excuse pour mon absence.

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J’ai quitté l’Angleterre de façon définitive le 2 octobre 2008, après y avoir vécu 9 ans, 3 mois et 2 semaines. Ce long séjour aura était formateur, tant dans l’acquisition de la maturité qui vient entre l’age de 20 et 30 ans que dans l’observation d’un peuple anglo-saxon avec lequel les français entretiennent une relation d’amour/haine, ce que les anglais réciproque volontiers.

J’aurai vu les conséquences de 8 ans de Blairisme, les bons aspects comme les mauvais. De surcroît, n’ayant jamais fréquenté ni ces “Français à Londres” qui vivent comme des Français à Londres, ni les Anglais à proprement parler, j’ai pu garder un certain recul face au pays dans lequel je vivais, comme pour celui d’où je viens, et peut me targuer d’avoir une lecture assez nettes de l’évolution des situations britanniques et françaises. J’espère conserver à l’avenir cette distance avec les gens, les peuples, les évenements, tout en étant chaleureux vis à vis des personnes avec lesquelles je pourrais éprouver quelques sensibilités. Rien ne me mettrai plus mal à l’aise, pour le moment du moins, que de me sentir partie d’un certain “tous ensemble”, de cette masse qui fait “la politique” , cette mascarade de “démo-cratie”  auquel on nous enjoint de faire part: Voter est un devoir. Le totalitarisme, c’est les autres.

Non, restons froid, distant, méfiant, reptilien presque. Nous ne sommes comme eux, Esperons que nous ne le serons jamais.

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De l’Angleterre me manqueront les discussions intelligentes et trop rares avec des personnes upper middle-class d’un age avancé, les journeaux du weekend, particulièrement l’edition du Financial Times, du Times on Sunday et occasionellement le Sunday Telegraph (bien que le FT reste à mes yeux le meilleur journal Européen, toutes catégories confondues), les balades le long de la tamise, et les longues marches à travers Londres, depuis The Tower of London à Mayfair (sachant que le tracé de chaque rue n’a pas changé en 1000 ans, malgré les bombardements du blitz ou le grand feu de Londres), pouvoir m’arrêter dans une rue quelquonque et contempler de superbes exemples d’architecture Victorienne. ça et … pas grand chose d’autre au fond, pour le moment.

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La France est un pays où lors d’une crise économique d’ampleur mondiale, on invite à débattre sur un plateau télé contre Eric Woerth et Jacques Marseille, Olivier Besancennot et un “economiste” journaleux chez Charlie Hebdo.

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La France est un pays où l’on peut à la fois demander à ce que des logements soient mis à la disposition des sans papiers (qu’il faut bien sûr régulariser tout de suite) et déplorer que les loyers en métropole soient hors de prix, les SDF toujours plus nombreux.

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La France est un pays où une sous directrice d’hôtel de 32 ans avec un bon salaire, doit avoir recours à ses parents pour se porter caution afin qu’elle puisse louer un petit studio, après qu’on lui ai fait remarquer à plusieurs autres visites que “vous êtes célibataire, il faudrait vous mettre en couple, vous ne pouvez pas vivre toute seule dans un grand appart comme celui ci”. Certes il faut être solidaire, partager.

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La France est un pays où l’on considère le fait que vous ayez vécu en Amérique et en Grande Bretagne pendant plusieurs années comme suspect. Cela cache certainement une instabilité de caractère. Faire le métier de receptionniste payée au lance-pierre dans un hôtel pendant 15 ans, voilà qui est un gage de dévotion.

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J’ai loué une nouvelle Fiat Punto courant Octobre. Je ne m’étendrai pas sur le véhicule, qui n’est pas mal, mais j’ai trouvé particulièrement agaçant le fait que celles ci se mettent à bipper dès que l’on dépasse les 115km/h. Il est absolument insupportable de devoir supporter ce bruit en plein dépassement par exemple.  

Sur la conséquence de la politique Sarkozy quant à la vitesse sur les routes de France : on remarque que les véhicules s’entassent en petites grappes de 5 à 10 véhicules hésitant à se dépasser les uns les autres, sachant qu’ils risquent de perdre entre 1 et 3 points si ils sont saisis au dessus de la limitation de vitesse. On peut fort bien imaginer ce qui peut arriver si un véhicule à l’avant de la grappe envoie un coup de frein brusque. On crééra alors des lois quant au distance entre les véhicules.

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L’Argentine est un pays interessant, avec une population blanche de souche Européene, principalement Catholique, et par conséquent une histoire culturelle interessante. Un bout d’Europe en Amérique, sous le soleil. On comprend mieux pourquoi ce fut de tout temps une destination prisé pour truands ou nazi souhaitant faire profil bas, on peut y vivre presque aussi bien qu’en Europe (Galerie d’art, Bibliothèque, Musée, Théatre, Opéra, Grand Restaurant…) à condition d’avoir un peu de fric et d’être un tantinet malin et/ou bien connecté.

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L’Argentine fonctionne dans un espèce de chaos organisé, rien ne marche mais toutes les combines sont bonnes pour régler votre problême. La banque ne peut pas changer votre argent sans que vous ayez fait la queue et obtenu telle paperasse, allez voir le copain d’un ami qui vous fera un meilleur taux, ne posera pas de questions indiscrète et vous tapera la converse en prime. On peut rêgler à peu près n’importe quel problême de bureaucratie en sachant qui corrompre ou en blamant l’incompétence de l’administration. Ce n’est pas efficace, ou “juste”, certes mais ça marche.

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La grande différence entre le flic Argentin qui vous extorque de 100 pesos pour une raison bidon et le flic Français qui vous extorque de €90 parce que vous rouliez 7km/h au dessus de la limitation de vitesse réside dans le fait que le premier est un escroc qui est conscient de faire quelques choses de mal, si c’est un bon catholique il ira se confesser, le second par contre est convaincu de faire un métier honorable, et qu’appliquer une loi ridicule sans distinction est tout à fait justifié, il est gardien de la paix et de l’ordre.

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La France est en eux- Plusqu’en moi

juillet 25, 2008

J’ai quitté la france Il y a un peu moins de 10 ans, et presque à chaque fois que j’observe l’évolution des choses, je me rend compte que je n’ai plus rien a voir avec ce pays. ça peut paraître bête de le dire mais j’ai plus en commun avec un Tchèque ou un Polonais, ou même un Sud-Américain blanc qu’avec les habitants de ce pays, quelque soit leur couleur et origine. Je ne me reconnais pas dans les Mohammed, Jeniffer et Kevin qui peuplent ce pays. Bien sûr, j’ai toujours la nationalité Française, mais qu’est-ce que cela représente à l’heure où à peu près n’importe qui peut l’obtenir. 

Pour moi, la France, ce n’est pas les descendants d’Averroès et Césaire,  je n’y peux rien, c’est ainsi, La France, à mes yeux, c’est 1500 d’histoire, Clovis, Charlemagne, Louis IX, Philippe Le Bel, Louis XIV, La Révolution Française, la Chouannerie, Alexandre Dumas, Napoléon et tant d’autres…

Pour eux, rappeler que la France est une vieille nation est tout d’abord une insulte, il leur est absolument insupportable de penser qu’il y avait quelque chose de tangible, et qui a traversé les siècles jusqu’a nous, et qui constitue un patrimoine que nous avons le devoir de conserver.

Pour eux l’histoire de France commence au mieux au 19ème siècle, avec la colonisation, le péché originel dont tout découle, puis les tirailleurs Sénégalais, Indigènes de la République, reconstruction de l’après guerre… par le biais du révisionisme historique (et oui, les statistiques ne mentent pas, elles, du moins, pas d’elles mêmes), il s’agit de s’approprier un pan de l’histoire.

On peut très bien comprendre le besoin d’avoir une pierre d’assise à sa propre histoire, et pour l’immigrant, il est beaucoup plus valorisant d’affirmer que ses “ancêtres” ont “délivrés” la France, plutôt que de reconnaître que ses propres origines sont celles d’habitant d’états barbares, soumis à l’empire Ottoman et dont la principale activité économique était la piraterie et le trafique d’esclave.

Cela dit, ce passé réécrit n’existe pas seulement dans cette sphère, l’objectif principal n’est pas de redorer un blason terne, mais bien de saper les fondations d’un peuple, faire table rase pour instiguer un nouveau projet de société. Et quelle meilleure façon de le faire qu’en enlevant à la France son caractère historique, ses 1500 ans d’histoire, pour n’en faire plus qu’une nation de valeurs : anticolonialisme, combat ouvrier et compagnie… 

Ainsi, on a une France castrée, une France sommée de se mettre au diapason de l’idéologue qui fait le plus de bruit. Le tout dans une perspective visant  à créer un pays plus équitable pour “les jeunes de banlieues” (au fait ils en ont pas marre, les JdB de se faire manipuler depuis bientot 30 ans?), un pays ou tout serait égal, surtout l’histoire de nos ancêtres, chacun méritant respect et déférence. Le but a moyen terme étant de mettre côte à côte et sans heurts un petit noir “descendant des tirailleurs sénégalais et Césaire”, un petit arabe “descendant d’Averroès et l’Islam des Lumières” et un petit français “descendant de Voltaire et du combat ouvrier”.

Et on n’est pas surpris de voir qu’encore une fois c’est la gauche qui s’approprie l’initiative d’implémenter ce “projet de société” en suscitant ce type de courant.

Le problème, c’est que ça n’est ni plus ni moins que du constructivisme, de la falsification et une réécriture de l’Histoire. La seule façon d’intégrer qui ait fonctionné par le passé n’était pas de valoriser le passé de telle ou telle minorité, ceci étant un exercice solitaire qui n’a de valeur que s’il est entrepris par l’individu en quête de ses propres origines, mais bien de fournir à l’individu un corpus central, commun, dans lequel le nouvel arrivant aurait le devoir de s’inscrire. C’est aujourd’hui tout le contraire qui a lieu, et les véléités identitaires qu’elles soient africaines, arabes ou européenes deviennent l’alternative à la vision idéologique d’une société équilibrée que l’on nous sert à toutes les sauces.

Sur ce terreau infertile, rien ne poussera, le projet finira par sauter à la figure des ingénieurs sociaux qui en sont les architectes et les mêmes qui appellent aujourd’hui les JdB à voter car “la France est en eux”, appelleront demain l’armée à patrouiller les rues de leurs petites communes mises à feu et à sang dans les émeutes raciales, comme ils l’ont déjà fait en Novembre 2005.

En Bref, ça donne ça (Via Paul Debedeux):

Les paroles de cette chanson sont issues du texte de la contribution « La France est en nous », rédigée par Bariza KHIARI et Fayçal DOUHANE soutenue par un millier de militants et responsables politiques dans le cadre du congrès du Parti Socialiste qui se tiendra à Reims du 14 au 16 novembre 2008. L’artiste interprète auteur de la composition musicale est Weeta. 

Le Corporate Training dont vous mouriez d’envie

juillet 22, 2008

Via Business Pundit linking to the FT:

South Korean workers are being sent on “well-dying” courses to
encourage them to assess their priorities in life and as a suicide
prevention measure. The country has the highest rate of self-inflicted
death in the developed world, with 24.7 cases per 100,000 people.
Samsung Electronics and Hyundai Motor are among companies that have
booked “fake funerals” for their employees.

Participants sit at candlelit desks and are told to write their last will and testament.
Attendees are prompted by questions such as: “If you died today, what
would you tell your family”? Many of those in the room become emotional
as they read out their wills.

Before they are “buried”, participants are asked to pose for their funeral portrait. Participants (then) enter a “death experience room” where they choose a coffin and put on a “death robe.”
Course members get into their coffins and a flower is laid on each
person’s chest. Funeral attendants place a lid on the coffin and dirt
is thrown on the casket.

Si ça peut sauver des vies, pourquoi pas, mais c’est tout de même très particulier.

Edit: Une remarque qui ne m’était pas venue à l’esprit sur le coup. Le fait que de grosses compagnies soient prêtes à investir dans ce genre de stage montre bien que la réthorique selon laquelle les individus sont interchangeables et sans importance aux yeux du Capitalisme ne tient pas debout. Même en se plaçant d’un point de vue purement cynique, de toutes évidences, le suicide d’un employé entraine la perte d’un investissement considérable, en plus de démoraliser l’equipe où opérait le suicidé, le tout ayant pour conséquence une perte de productivité. Ce qu’il faut craindre, et ceci semble être un prémice a cela, c’est que les employeurs s’implique de plus en plus dans la vie de leurs employées, ces derniers représentant un investissement considérable (dans le contexte d’un monde ou l’expertise téchnologique est toujours repoussé, nous entrons dans une économie de la connaissance, en fait nous y sommes déjà d’une certaine façon). Dans une perspective dystopique, on peut très bien imaginer un enfer bienveillant où votre employeur fourni le logement, les soins particuliers, le divertissement pour lutter contre la déprime etc…

C’mon England!

juillet 17, 2008

Enoch sortit de chez lui, et prit la direction du centre ville. Trois adolescents mangeaient du poulet frit qu’ils sortaient des mêmes petites boites de carton rouge et jaune qui jonchaient le trottoir de sa rue, tous les trottoirs de toutes les rues de ce pays. A la terrasse le pub miteux servant d’assommoir à la white trash locale, deux jeunes hommes aux sweat-shirts fort sales depensaient leur pension d’handicape (disability allowance) en bière. Une cigarette (“Smoking Kills”) plus tard, il etait déjà au passage piéton couvert de graffitis obscène qui surplombait la ligne de chemin de fer vers les petites gares à l’est. Un jeune blanc en marcel bariolé au couleur d’une équipe de basketball américaine passa à ses cotés, reniflant nerveusement tout en se grattant la peau. Enoch continua son chemin pour parvenir au centre de la petite ville, il déposa un chèque à la petite banque qui faisait l’angle entre une rue residentielle et l’avenue principale ou déferlait une cohorte d’individus de toutes couleurs et origines. Un Africain interpellait un autre à travers la rue en baragouinant un sabir qui laissa Enoch froid, les deux semblaient pourtant bien rire. 

Il prit la direction du centre commercial et entra dans une bijouterie où une blonde décolorée avec une queue de cheval tendue à l’extrème de façon à tirer la peau de son visage en gommant les rides, un facelift gratuit en quelque sorte, lui indiqua que pour changer la pile de sa montre, il devrait s’adresser au tailleur de clé un peu plus loin. En route, le regard d’Enoch croisa celui d’une noire obèse à l’air patibulaire qui, vêtue d’un short et d’un T-shirt blanc et assis sur la chaise surélevée d’un salon d’esthètique, machait aggressivement les chips qu’elle sortait à pleine poignée d’un emballage multicolore.

Le tailleur de clé pouvait changer sa batterie, il s’executait rapidement et de manière experte, ses doigts sales et boudinés se promenant entre plan de travail et petit tiroir plastifié regorgeant de moults petites batteries. A son tablier particulièrement sale, un badge etait apposé où le nom de Micheal figurait en grand caractère, probablement du Helvetica Bold. Enoch se posa la question de savoir si le nom de l’employé si occupé à changer la pile de sa Swatch Irony etait réelement Micheal, ce qui pourrait indiquer des parents analphabète qui l’auraient enregistrés ainsi à la naissance, ou bien une origine étrangère quelquonque, ce que semblait démentir l’accent bien local et l’aspect bonhomme et rond du tailleur de clé, typique de la working class rendue grasse par une hygiène de vie médiocre. Non, il était plus probable qu’il ait s’agit d’une erreur de frappe banale lors de la rédaction du badge, et que l’employé lui même n’en avait rien eu à foutre de porter un badge représentant son nom avec une mauvaise orthographe, peut être ne s’en était il même pas rendu compte. Enoch ne fit rien remarquer, au fond c’etait sans importance et faire remarquer quelque chose  d’aussi flagrant serait sans effet bénéfique, au pire l’employé se facherait, le badge ne changerait pas de toutes façons.

Après avoir déboursé une somme conséquente pour une si petite pile, il prit la direction du Lidl. Une fois là bas, il se saisit des quelques aliments dont il avait besoin, puis se mit dans la file derrière une petite noire à forte poitrine dont les cheveux crêpus etait liés en petites tresses sur le coté gauche, lisses sur le côté droit et en touffe sur le dessus. Le caissier d’une origine improbable interpellait bruyamment son collègue, l’enjoignant à venir l’aider à la tache.

Sur le chemin du retour, Enoch passa ce qui semblait être une peugeot 206 bleu metallique, visiblement tunée et dont l’avant gauche avait dû percuter un autre véhicule. Y figurait sur la fenêtre arrière un autocollant au couleur du drapeau Anglais où le slogan “C’mon England!” apparaissait en grands caractères.

VDH parle d’Obama

juin 5, 2008

Je ne suis pas un grand fan de VDH, sa thèse sur la Western Way of War exposée dans Carnage and Culture m’avait bien plu pour le peu que je connais d’histoire militaire, je le relirai volontiers à l’occasion. Mais VDH reste aussi un grand supporter des néocons dans leur vision d’un Moyen Orient démocratiquement transformé à grand renfort de rafales de M4. 

Ceci dit, sa remarque sur Obama tombe juste:

“At last the hopes and dreams of the 1960s are in our grasp. McGovern imploded. Carter was hopeless and suspect. Mondale was inept; Dukakis a punching bag. Clinton carried the torch, but only by triangulating and betraying the dream. Gore was cheated out of his victory; Kerry Swift-Boated.

But at last (if that damn Hillary would just get out of the way!) we have the perfect candidate—charismatic, young, fresh, multiracial, and we know that he is the furthest on the left of the entire bunch and the most likely both to win and actually make the long-overdue changes in America—tax the rich (get those income rates back up to 40%, subject all income to payroll taxes, restore all death taxes, up capital gains), subsidize the needy (more welfare, food and housing subsidies, universal state health care, more federal loans, more farm aid, more government programs to aid the middle class), change the government (more ideological appointments who will enforce an equality of result, more liberal judges and bureaucrats), follow international leads (more “soft” power, less military bellicosity, more deference to the UN, a true partnership with the UN, a backing off from hot spots that put us on the wrong side of history, get out of Iraq, more “balance” with the Palestinians, talk with Iran, Venezuela, etc who are misunderstood progressives anyway, follow the intellectual and cultural lead of the foundations and the universities (more candid support for gay marriage, abortion on demand, gun control, affirmative action, revisionist views of U.S. history, more emphasis on “oppression studies.”) “

Bref, le succès d’Obama, chez les blancs de classes moyennes en tout cas, repose principalement sur le fait que son discours est un concentré des nihilismes progressistes des années 60. On retrouve bien sûr tout ce que la bien pensance Hollywoodienne fait de mieux parmi ses supporters pour cette raison. D’ailleurs, si vous suivez sa campagne, même de très loin, vous ne pouvez que remarquer qu’il n’y a rien, absolument rien, derrière les slogans niais et l’image bien polie du sénateur d’Illinois. Si il echoue dans sa tentative de prendre le leadership des démocrates, sa campagne retombera comme un soufflé sorti du four trop tôt.  

Obama, c’est le candidat des festivus:

Mais Obama, c’est aussi le candidat métis, la réacosphère s’acharne à le faire remarquer “vous vous rendez compte un candidat noir qui représente les intérets (humm) des noirs, un vote racial (sous entendu, on voudrait le même)”.

Dans mon université, je travaille avec pas mal d’Africains, le plus grand nombre originaire du Nigeria, ils sont tous à fond pour Obama, malgré le fait qu’ils ne votent pas et qu’ils ne mettront probablement jamais les pieds sur le sol US.

Personellement, je trouve ça plutot normal, que les noirs votent pour Obama, sans avoir quoi que ce soit a foutre de son programme réel, de sa vision de la politique étrangère ou autre. Je suppose que si j’étais Sud-Africain je voterais pour un candidat blanc, pas que la situation des noirs de part le monde soit comparable à celle des blancs dans le Sud de l’Afrique, mais tout de même.

Mais dans le contexte d’un monde de plus en plus guidé par une forme d’identitarisme moderne ( de forme parfois politiquement correct et parfois non) que par les intérèts du plus grand nombre à moyen terme, cette assimilation est quasi-inévitable. I am my race, peu importe les conséquences. 

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Dans un monde globalisé, les décisions prises par la personne à la tête du pays le plus puissant et présent sur tous les plans auront des retombés pour la planète entière. Obama est noir, pour ne pas dire Black et plein de bon sentiment, c’est le feel good candidate. 

La démocratie, c’est un truc qui ne marche qu’a très petite échelle chez des gens responsables et conscients, à grande échelle, c’est quasiment obligatoirement le totalitarisme d’une majorité sur le reste, à moins qu’une certaine retenue existe. Les progressistes ne liquideront les recalcitrants, ils sont incapables du mal, et ça ne peut être de leur faute quand les choses tournent au desastre, mais on peut se douter que puisqu’Obama c’est le vote du changement (vers quoi on ne sait pas, mais ça sera mieux c’est sûr), obligatoirement il va y avoir des perdants. J’attends de voir la face déconfite de ce qui ne voulaient que le bien pour tout le monde, et qui se rendent compte que le monde ne tourne pas sur un axe Hollywood-Greenwich Village.

Pourvu qu’Obama l’emporte